Un été à Singapour

De tous les endroits que j’ai visités, deux seulement m’ont fait avoir un coup de foudre.

Londres et Singapour.

Pour moi, il y a coup de foudre lorsqu’à mon retour, je ne repense qu’à l’endroit que je viens de quitter. Je me vois y faire ma vie.

Bien entendu, on ne peut pas vraiment savoir comment c’est d’habiter un pays tant qu’on n’y a pas passé quelques mois. Il faut bien réfléchir avant de s’expatrier. Mais je reste sur ma première impression.

Singapour, je revais d’y mettre les pieds depuis bien longtemps. Tout a commencé avec un voyage en Chine en 2010. J’ai découvert l’Asie et sa philosophie confucéenne. Sans faire de généralités, je trouve qu’en Asie on agit davantage avec sagesse. On se soucie énormément de son bien être. Il suffit de voir à quel point les femmes asiatiques ont une belle peau et de beaux cheveux. C’est aussi dû au fait qu’elles ont les cheveux les plus épais au monde. À contrario les africaines ont les cheveux les plus fins, même si notre afro donne une impression de volume.

 À mon retour de Chine, j’ai fait des recherches sur Singapour parce que j’en entendais beaucoup parler. C’est la nouvelle destination à la mode. J’ai aimé ce que j’ai vu sur internet. L’envie était telle que j’ai songé un moment à y faire mes études. Mais j’ai eu peur d’aller si loin juste après mon bac. Rajoutons que la vie à Singapour est chère et la sélection est très élitiste à l’université.

J’ai finalement renoncé à mon reve.

Trois ans plus tard, belle surprise : mes parents m’annoncent qu’ils prévoient d’aller à Singapour. J’ai dû face à un dilemme : rentrer au pays pour les vacances ou les suivre à Singapour. A vrai dire, je n’ai pas hésité longtemps.

Et je ne l’ai pas regretté.

C’est ainsi que le 31 juillet les Ebonyrooters ont posé leurs petites valises à Singapour. Ça fait déjà un mois et demi…

Petite présentation : Singapour est une toute petite ville-état, qui a obtenu son indépendance en 1965. Nous y étions d’ailleurs au moment de la célébration des 49 ans de l’Indépendance. Elle se situe aux portes de l’Indonésie et fait frontière avec la Malaysie. Elle ne compte que 5 millions d’habitants. En comparaison, la seule ville de Paris compte environ 2 millions d’habitants. Certes Singapour est petit, mais c’est impressionnant tout de même de voir un tel amas de richesses sur une surface aussi limitée.

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Ce que j’ai aimé à Singapour, c’est que j’ai eu l’impression de voir ce que sera mon pays la Côte d’Ivoire dans vingt ans. C’est le même climat, la même végétation, mais avec des infrastructures dignes d’un pays développé.
Mais là où Singapour fait fort par rapport à d’autres pays riches, c’est que le développement ne se fait pas au détriment de l’environnement. Pas question de raser une forêt pour construire des buildings. La ville est bâtie en totale harmonie avec la nature. Les singapouriens sont sensibles au sort de notre petite planète. La petite écolo que je suis ne pouvait pas rêver mieux. Le climat est très humide. L’air est plutot lourd dans la journée. Il n’y a pas d’hiver là bas, il y fait bon vivre.

Bon j’avoue que j’ai un petit faible pour les vêtements d’hiver, et que si devais m’installer à Singapour ça me manquerait.

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Le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes rendus à Orchard Road (j’arrive toujours pas à le prononcer correctement), l’équivalent des Champs Elysées à Singapour. Les architectes se sont lâchés dans cette ville. Il y a des gratte-ciel de toutes les formes. Et puis je n’ai jamais vu une telle concentration de centres commerciaux et de magasins de luxe sur une seule avenue. Orchard Road totalise deux immenses Chanel, et plus de six centres commerciaux, tous aussi imposants les uns que les autres. Trop de shopping tue le shopping. On ne savait plus où donner de la tête. Il y a un vrai marché pour les marques de luxe. Les singapouriennes seraient prêtes à sacrifier plusieurs mois de salaire pour s’offrir un sac de luxe, quelque soit leur « classe » sociale. Et effectivement, j’ai vu des Céline, Chanel et autres Dior aux bras de toutes les femmes. En passant, j’ai adoré le look des singapouriennes. Il se rapproche de celui des londoniennes. Elles osent des choses peu communes. J’en ai aperçu beaucoup avec des bottines, alors qu’il ne fait jamais froid, remember ? Les bottines en été, je ne sais pas si j’oserai un jour, personnellement. Surtout dans la chaleur singapourienne.

Mais en même temps, je les comprend. La tentation de vider son compte est grande à Singapour.

Topshop, Victoria’s Secrets, Bath and Body works, Yankee Candle et plein d’autres ont pignon sur rue. Bref, toutes les marques que nous sommes obligées de commander aux Etats Unis.

Source

Non, cette photo n’est pas de moi ! Je n’ai pas osé aller les voir pour demander si je pouvais photographier leur style. Je les ai scannées avec mes yeux haha !

J’ai aussi été en admiration devant leur chevelure. Elles ont pour la plupart les cheveux bien noirs, très épais, soyeux. Peut-être est-ce dû au fait que les singapouriens font très attention à leur santé.

Faire du sport à Singapour est un réel plaisir. Ils sont très nombreux à courir, le matin comme le soir, et cela motive d’autant plus. Il y a un très beau parcours de jogging le long de la baie qui traverse la ville. Fait étonnant : j’ai vu des pères de famille qui couraient avec leur bébé dans la poussette. Aucune excuse n’est valable pour manquer le petit footing ! Il y a également des enfants qui courent avec leur parents (de quoi te foutre bien la honte, toi qui du haut de tes 21 ans ne peux meme pas courir 20 minutes sans t’arrêter :/)

Il y a aussi des personnes qui font des séances de gym au parc en plein air. Je savais que ça se faisait en Chine. Je l’ai vu de mes propres yeux à Singapour.

Nous avons fait un safari de nuit, et nous avons aussi visité un zoo réservé aux oiseaux. J’ai mis une robe très « roots » ce jour là en guise de clin d’oeil. Enfin, c’est surtout parce qu’il faisait une chaleur suffocante.

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Robe Zara

Sandales Aldo

Lunettes C&A

Montre New LooK

Vernis KiKo

Les bémol (et oui, il faut bien qu’il y en ait…)

 

Singapour, c’est petit. Franchement on a vite fait le tour. Oui il y a une tonne de bars, de restaurants, mais encore faut-il avoir le budget…

– …car Singapour est cher ! Pour les transports, ça allait. Mais les vêtements et accessoires sont au même prix qu’en France, voire plus chers pour les marques de luxe. On nous a conseillé de nous approvisionner au marché chinois. Il y a de très belles choses, mais un problème de taille (sans jeu de mots!). Les asiatiques sont assez menues en général, alors la plus grande taille là bas est l’équivalent d’un M. Du coup je n’ai rien trouvé au marché. Ô rage !

À Singapour, on parle un anglais un peu…spécial ! Au début on ne comprenait rien. Nous avons eu du mal à garder notre sérieux lorsque nous parlions avec les Singapouriens. Avec ma soeur nous avons eu plusieurs fous rires. Mea culpa. Oui, c’est méchant, mais c’était plus fort que nous.

C’est vraiment pour chipoter que j’ai parlé de ces inconvénients. Je ne veux pas que vous ayez l’impression que c’est tout beau, tout rose.

Sinon j’ai adoré Singapour.

C’est un endroit cosmopolite, comme j’aime. Il y a beaucoup d’étrangers, du coup on a l’embarras du choix niveau restaurants. Chaque jour nous mangions une nouvelle spécialité.

C’est une ville aussi très vivante où les gens on la joie de vivre. On a l’impression qu’on est samedi soir tous les jours. Tous les soirs, les singapouriens vont au restaurant. Les jeunes viennent se « poser » sur les différents ponts de Clare Quay et rigolent jusqu’à des heures tardives. Aucun problème, la ville est sécurisée.

C’est juste magique de voir tant de bonne humeur. Et c’est contagieux. À mon retour j’ai eu le blues !

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Dans les magasins, les vendeurs sont adorables. On nous propose un petit rafraichissement. On emballe aussi chaque vêtement dans un plastique, histoire que ça ne se froisse pas. Sauf à Stradivarius (faut pas rêver non plus).

Celles qui aiment le luxe ne feront pas l’impasse sur Marina Bay. Cette baie, coeur historique de Singapour, est le berceau des marques de luxe. Il y a une sorte de fleuve qui traverse le centre commercial de long en large et sur lequel on peut naviguer. On aura tout vu !

L’extérieur du centre n’est pas moins beau. Il y a une magnifique « mare aux nénuphars » que les singapouriens longent lorsqu’ils font leur jogging.

Nous n’y avons passé que dix jours, mais Singapour restera à jamais gravée dans mon coeur. J’espère y retourner un jour.

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La veille de notre départ, nous avons visité les Gardens by the bay, qui sont des jardins botaniques à Marina Bay. Il y a quelques années, à la place de ces jardins il y avait…la mer.
Le premier jardin est consacré aux plantes qui poussent dans la forêt, mais aussi aux stalactites et aux stalagmites. Ne me demandez pas comment on les reconnaît…
Le second est une ode aux fleurs de toutes les variétés, et c’est pour ce jardin que j’ai eu un coup de coeur. C’était sublime. Le cadre idéal pour un mariage, quoi [/mode romantique off].

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A cette occasion j’ai porté un short de Southaven, une marque singapourienne. Il est haut en couleurs, et c’est le genre de choses qu’on ne trouve pas ailleurs. Aller à Singapour pour acheter ce qu’on a en France, et à des prix élevés, je trouve ça dommage. D’ailleurs aucune marque occidentale ne m’a vraiment accrochée. Même Topshop, que je regrette à chaque fois de ne pas avoir dans ma petite ville, m’a laissée de marbre. Finalement c’est en arrivant dans les magasins singapouriens que j’ai craqué. Il y a des pièces vraiment très originales. Je vous les présenterai au fur et à mesure de mes outfits of the day.

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Top H&M

Short Southaven

Sandales Aldo

Sac Mango

Montre Casio

Oui, je porte ENCORE mes sandales Aldo. Je suis tombée in love de cette paire. Et en meme temps, comme nous n’avions droit qu’à une valise de 23 kilos, je n’ai pas eu le loisir d’emporter beaucoup d’affaires #fauxprétextebonjour.

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Pour ce qui est de mes cheveux, ca a été le total freestyle. Ils semblent plutot en bonne santé sur les photos, mais je n’ai pas été tendre avec eux cet été. Pour éviter qu’on me demande tout le temps si je comptais me peigner (l’afro et ma famille ce n’est pas encore le big love), ben…je les peignais. Trop. Je les relevais toujours en puff, ce qui n’est pas bien pour les tempes #faîtespascommemoi.
Pour couronner le tout je n’étais pas venue en vacances avec mes produits. Je changeais de routine tous les quatre matins avec les moyens du bord. J’ai essayé d’adapter ma routine aux produits disponibles à Singapour en achetant la gamme Hello Hydratation.

Le shampoing lavait assez bien, l’après shampoing faisait son job, mais le leave in a plus graissé mes cheveux qu’autre chose. Nous faisions du sport tous les jours, ce qui provoquait beaucoup de shrinkage, donc de noeuds. Pour remédier à ce problème j’ai voulu sécher mes cheveux avec un sèche cheveux. Une seule fois a suffit pour créer des dommages. Mes cheveux ne s’en sont pas remis. A la fin de l’été mes pointes étaient très abimées. J’ai pas mal coupé mes cheveux, mais je me disais que c’était juste des pointes, que ça ne se verrait pas. Jusqu’au jour où on m’a demandé pour si j’avais coupé mes cheveux ; la troisième fois en deux semaines.

Je les ai mesurés, et là ça a été le choc : certaines parties de ma tete mesurent dix centimètres. J’ai perdu un an de pousse en gros. J’ai donc décidé de lancer une nouvelle opération sauvetage que je détaillerai dans un autre article.

Bref, ce n’est pas le sujet de cet article.

En tout cas, si un jour vous etes tentés d’aller à Singapour, FONCEZ !

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