La texture de cheveux joue-t-elle un rôle dans la popularité de certaines naturelles ? Droit de réponse

Lorsque j’ai vu (il y a un moment déjà ) sur le blog Blackgirllonghair l’article intitulé <<Does « texture discrimination » affect the sucess of Naturals on Youtube and Social media >>,  je n’ai pas hésité une seconde à en savoir plus. Ceci, pour la simple et bonne raison que je me pose ces mêmes questions depuis mes débuts au naturel. Mes premiers conseils pour prendre soin de mes cheveux crépus, je les ai récoltés sur le blog de Journalnappygirl, qui a une texture de cheveux 4C. On dit que ce sont les plus crépus, le dernier niveau de « crépitude ». Cette classification pousse certaines à avoir des complexes, comme si les filles aux cheveux 4c étaient les cancres de la classe.

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Source

En m’identifiant à Journal Nappy Girl, j’ai pu éviter d’être moi aussi complexée par rapport à certaines attentes concernant ma chevelure.

La réflexion qui va suivre rejoint des observations que j’avais déjà faites dans mon article sur les 7 péchés capitaux d’une crépue, à savoir le fait de désirer la texture d’une autre ; plus lisse, plus bouclée, cheveux qui tombent sur les épaules. Après mon big chop j’ai voulu m’intéresser à d’autres filles pour accroître mes connaissances, et c’est là que j’ai découvert Naptural85 et bien d’autres. Je n’avais aucun problème à suivre les chaînes de ces filles. Je visionne également des chaînes de filles métissées comme Soline de ThePrettyUsMu, des chaînes de filles aux cheveux causasiens comme Hellyhey. Je ne fais aucune discrimination : tous les conseils sont bons à prendre. Mais au fil du temps, je me suis rendue compte que je m’identifiais trop à des personnes qui n’avaient pas ma texture. Certaines choses ne fonctionnent pas sur mon afro. Je me suis alors tournée vers Jouelzy, 4chairchick ou Naturalme4C. Naturalme4C dégage une joie de vivre qui est contagieuse. Elle semble adorer ses cheveux 4C et les célèbre au quotidien. Chez d’autres filles 4C j’ai constaté un malaise. Elles font des vidéos, des blogs, mais se plaignent parfois de leur texture. Comment alors donner confiance à celles qui ne s’aiment pas avec un 4C  ? Je suis aussi des naturelles francophones. Avec un 4C comme Nel de Racinescrépues, ou des textures plutôt 4a/4b comme Mymou.

Tout ça pour dire qu’après des années passées à visionner des chaînes Youtube et lire des blogs, j’ai fait quelques constatations. Et j’ai été contente que des youtubeuses américaines soulèvent ce problème. L’une des premières à dire tout haut ce que moi et d’autres filles pensions tout bas a  Jouelzy. L’article de blackgirlonghair que j’ai lu est une réponse à cette vidéo.

Source : Pinterest

A mon sens, il n’y a pas de fumée sans feu. Certaines choses qui peuvent sembler anodines révèlent un réel complexe qui persiste toujours dans la communauté noire. Nul n’ignore qu’il y a une hiérarchisation de la beauté à tous les niveaux. Dans le domaine capillaire, les américaines l’appellent « texture discrimination ». Dans les publicités, les magazines, les personnes qui désignent les « noires » ont bien souvent des cheveux bouclés, ou crépus mais qui tombent sur les épaules. Pour faire des spectacles, des shootings, des relookings les coiffeurs proposent souvent le « lissage » comme seule option. Même dans les salons qui se disent « connaisseurs du cheveu afro », on ressort avec un lissage. On a l’impression que c’est tout ce qu’ils peuvent faire de nos cheveux.

Sur internet , j’ai fait d’autres remarques. Les vidéos qui ont le plus de vues sur les chaînes des naturelles sont celles qui parlent de « lisser le cheveu afro ». Et sur les chaînes de beauté noire en général, c’est tout ce qui se rapporte au lissage, au défrisage, aux perruques.

Pour aller plus loin encore, j’estime que ce sont les filles naturelles aux cheveux 3c, 4a, 4b et longs, qui ont le plus de vues. Quand une fille a du 4c, ses vues montent en flèche si elle explique que sa routine consiste à garder ses cheveux étirés le plus souvent possible. Par l’usage de la chaleur, bien sûr. On ne peut nier ces faits. Je peux comprendre que la longueur des cheveux impressionne, ce qui explique le nombre élevé de vues, mais les faits que j’ai relatés traduisent pour moi l’image que beaucoup de gens se font des cheveux naturels dans l’idéal.

Dans son article,  Chinwe de la chaîne Youtube Haircrush (que j’aime beaucoup), a reconnu qu’il y a une discrimination au niveau des textures de cheveux, comme il en existe au niveau de la carnation. Mais elle a souligné le fait que le succès d’une chaîne est aussi lié à la personnalité de son propriétaire, à son implication dans les vidéos, à l’esthétique de la chaîne.

J’adhère totalement à ces propos. Plus l’image et les discours sont soignés, plus la chaîne gagne en visibilité. Cependant, il y a eu des personnes qui tenaient des chaînes qui ne correspondaient pas aux caractéristiques invoquées par Chinwe, mais dont les vues ont explosé du jour au lendemain grâce à des vidéos intitulées « boucler les cheveux crépus sans chaleur », « assouplir les cheveux crépus », « lisser les cheveux crépus sans dommages ». D’ailleurs, une fois ces vidéos visionnées, certains propriétaires de ces chaînes ont vu leur nombre de visites chuter. On ne peut pas, sur une quinzaine de vidéos postées, en avoir une à 20 000 vues, alors que les autres sont à 500 vues (sachant que celle de 20 000 vues comporte l’un des intitulés précités) et prétendre que cela relève du hasard. Il existe bel et bien toujours un complexe chez certaines personnes. Il existe toujours des personnes qui souhaitent devenir naturelles, mais à certaines conditions. Il faut que leurs cheveux correspondent à l’image qu’elles s’en font en regardant des filles au cheveux 3b, 3c, 4a.  Jouelzy a également déclaré que du fait qu’elle ait des cheveux 4c, elle était moins contactée par les marques. Sur ce point, je ne peux me prononcer, car je n’ai pas été témoin de discrimination à ce sujet.

En ce moment, un produit fait fureur sur Youtube. De nombreuses filles ont été contactées par une marque ayant inventé un produit rendant les cheveux crépus plus « gérables ». Ce terme m’irrite au plus haut point. Le produit en question permet de se lisser les cheveux et de revenir au naturel en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Je n’ai rien contre un lissage de temps en temps, mais je trouve que certaines oublient parfois le but premier de leur retour au naturel. Ce qui m’amène à me poser la question suivante : Si un jour on mettait au point un produit qui permet à des cheveux défrisés de revenir au naturel immédiatement, sans transition ni big chop, combien craqueraient ? Beaucoup reviendraient probablement sur leurs convictions, au vu de certains phénomènes. Je sens moins d’engouement pour les raisons premières qui nous ont poussé à faire certains choix. Si dès qu’une opération marketing affirme qu’un produit permet de passer du lisse au naturel, sans se soucier des conséquences, nous sautons sur l’occasion, alors à quoi bon passer au naturel ? Quel message véhiculons-nous ? Souvenons nous que si le cheveu naturel est aussi mal-aimé, c’est pour des raisons historiques prouvées. Des gens se battent pour que cette vision du cheveu change. Certaines « youtube girls » qui ont testé ces produits sont regardées et admirées par des centaines de milliers de personnes. Quelles influences ont-elles sur leur fans ?462px-Wild_hair

Il ne faut pas que celles qui ont des convictions profondes oublient la symbolique. Je n’inclue pas dans mon propos celles qui arrêtent le défrisage pour changer de coiffure, et qui comptent reprendre un jour. Pour ma part, je ne peux pas revenir au défrisage. Plus jamais.

Plutôt que de nous comparer aux autres, plutôt que de dire qu’une personne n’est pas dans le mouvement « naturel » parce qu’elle a des cheveux bouclés, plutôt que d’accuser certaines de recevoir plus de produits pour des raisons obscures, unissons nos forces pour vaincre les complexes et faire en sorte que chacune se sente mieux dans sa peau.

Le naturel n’est pas uniquement l’apanage des filles aux cheveux 4C. Pour celles qui l’ignorent, des filles aux cheveux causasiens se servent également de ce terme pour expliquer qu’elles délaissent les produits chimiques pour se servir de produit naturels. Les filles aux cheveux 4c ne doivent pas passer tout leur temps à se plaindre d’une certaine exclusion. Oui, nous avons constaté la chose. Maintenant, interrogeons nous sur les solutions à apporter plutôt que de nous morfondre. Le commentaire d’une personne sur l’article de Chinwe pour Blackgirllonghair m’a beaucoup plu. Elle disait que puisque les filles 4c ne se sentent pas assez représentées sur la toile, c’était alors à elles de créer des blogs, des chaînes youtubes, pour faire passer le message. Sans omettre ce petit bémol :  à trop vouloir dénoncer la discrimination, on finit par en faire soi même. Il ne s’agit pas de créer des regroupements de filles 4c qui se destineraient à d’autres 4c, mais plutôt de s’adresser à toutes les personnes qui voudraient prendre soin de leurs cheveux. Avant de dénoncer, essayons cela.

Et en soignant l’esthétique de nos chaînes, de nos blogs, en faisant attention à notre diction, nous verrons ainsi si le succès n’est pas au rendez-vous.

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6 semaines de coiffure protectrice : Mon ressenti + Tuto coiffure

J’ai pour coutume de dire que je ne fais rien comme tout le monde. C’est un réel constat. Parfois, c’est indépendant de ma volonté.

Tandis que de nombreuses naturelles se plaignent de problèmes de sécheresse et de casse l’hiver, j’ai pour ma part bien passé cette saison, sans trop de couacs. Par contre, quand les beaux jours ont fait leur apparition, nous n’étions pas loin de la catastrophe ! J’avais beau hydrater mes cheveux avec ma méthode habituelle, ils se desséchaient dans les heures qui suivaient. Et ce, malgré tous les soins que je leur apportais. Comme cela ne faisait pas longtemps que j’avais coupé mes pointes, je ne savais pas trop quoi faire. J’ai donc décidé de faire une pause dans mes expérimentations capillaires. Je me suis faite faire des vanilles avec des mèches crépues. Je ne me souviens plus du nom de la marque, malheureusement. Beaucoup de filles utilisent les Kanekalon.

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Pendant toute la période de port des mèches, j’étais tellement heureuse que j’ai ressenti une certaine culpabilité. Quoi qu’on en dise, j’ai du mal avec les cheveux courts. Et je réalise que même lorsque je serai à deux ans de naturel, je n’aurai toujours pas beaucoup de longueur. Du moins, je ne pourrais pas en profiter à cause du shrinkage. Alors avoir les cheveux longs était un plaisir pour moi. Je me suis trouvée plus séduisante, et surtout, j’avais moins « d’efforts » à faire. En effet, quand je portais mes longs cheveux défrisés, ceux-ci suffisaient selon moi à me rendre belle et coquette. Je n’éprouvais pas le besoin de rajouter des accessoires ou de faire une coiffure particulière pour me sentir jolie. J’ai retrouvé cette sensation avec les tresses. Je n’ai absolument rien fait pendant un mois. Je ne protégeais pas les tresses avec un foulard en satin. Lorsque je me levais j’étais prête à partir sans passer trente minutes à me coiffer dans la salle de bain. Je faisais parfois quelques buns, et c’est tout. J’hydratais aussi mon cuir chevelu de temps en temps. Je n’ai même pas lavé mes cheveux. J’ai du mal à les laver une fois par semaine quand je suis en coiffure protectrice, comme c’est recommandé. J’ai laissé mes cheveux « vivre ». Plus ils vieillissaient, plus la coiffure s’embellissait.

Tenue sportswear

Petit OOTD en passant.

  • Bonnet Tally Weijl
  • Chemise en jean Mim
  • Haut Zara
  • Pantalon Bershka
  • Mocassins Even&Odd
  • Sac à main H&M (mon favori pendant tout le printemps)
  • RAL Nars

Mais au bout d’un certain moment, j’ai commencé à ressentir une certaine lassitude. Je n’arrêtais pas de toucher mes cheveux à la racine. Je les sentais plus doux, plus revigorés. Je ne prenais pas la peine de retresser les rares mèches qui se détachaient. Il n’y avait nul doute : mes cheveux me manquaient. Vous devez vous dire que ce ne sont que des cheveux, et que j’en fais tout un plat, mais ces différents sentiments ont une dimension très importante. Cette période durant laquelle j’étais tressée m’a permis de comprendre à quel point j’adore mes cheveux au naturel. C’est ma signature, ma personnalité. C’est grâce à ça que je me démarque de la majorité. C’est mon identité. J’aime changer de tête de temps en temps, mais je préfère mon petit afro, peu importe sa longueur.

Au bout de 5 semaines, j’ai fait un shampoing avec mon Coconut Curl and Hibiscus Shampoo de Shea Moisture. Je vous avais dit dans un précédent article qu’entre ce shampoing et moi, ce n’était pas le grand amour. J’ai revu mon jugement. J’ignore si ça vous arrive aussi, mais il y a des périodes où certains produits ne me conviennent pas du tout. Alors je les laisse dans un coin et quand je leur donne une nouvelle chance, ça va mieux, et vice versa. Mes cheveux sont bien étranges. Ce shampoing a été un soulagement. En effet j’avais des démangeaisons qui devenaient insupportables. Mais en même temps, je suis bien contente de n’avoir pas fait de shampoing plus tôt. Le shampoing avait tellement assoupli mes racines que j’avais envie de voir dans quel état se trouvaient mes cheveux. Une semaine plus tard j’enlevais les rajouts, ne pouvant pas résister plus longtemps.

Lorsque j’ai ôté les vanilles, j’ai compris l’importante d’hydrater son cuir chevelu lorsqu’on est en coiffure protectrice. Le souvenir que j’ai de l’enlèvement des tresses, ce sont des cheveux très secs, et une grosse touffe par terre après le passage du peigne. Cette fois-ci, il n’en a rien été. Mes cheveux étaient doux et « renforcés ». La plupart des mèches ont glissé très facilement. Mes cheveux semblaient avoir retrouvé pleinement leur santé, mais pour continuer sur ma lancée j’ai préféré couper un peu les pointes. J’ai appliqué mon huile d’ail, je les ai lavés et les ai laissé sécher à l’air libre, sans rien faire. Oui, je sais que c’est exactement le contraire de ce qui est conseillé, mais je suis bien trop paresseuse pour me refaire des tresses après les soins. Et je trouvais que j’avais bien assez manipulé mes cheveux comme ça.

Le lendemain, je me suis fait des tresses avec de la laine. Mes cheveux se démêlaient très facilement. Du coup cela fait deux shampoings que j’ai adopté ce rituel. Soins un jour, coiffure le lendemain. De cette façon je passe beaucoup moins de temps à m’occuper de mes cheveux. Avec les vacances je veux une routine simplifiée au maximum.

Quand j’ai défait mes tresses à la laine, j’ai découvert un afro bien volumineux et doux, effet que je n’avais pas obtenu depuis longtemps. Pour maintenir ma coiffure pendant trois jours je me suis contentée de les relever en un puff.

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Mon afro après 6 semaines de coiffure pro

Je suis très heureuse d’avoir fait ces tresses. Je trouve que les coiffures protectrices, c’est vraiment ce qu’il y a de mieux pour souffler un peu quand nous en avons marre de nos cheveux.

Pendant mes tresses, j’ai très gentiment reçu un bandeau pour les cheveux de la part de la boutique de Blondie Accessoires Cheveux Chic. Je vous conseille d’aller y faire un tour sur le site de sa boutique ici, les accessoires sont mignons. La tenante de la boutique est elle-même vraiment sympathique. La réception de cet accessoire tombait à pic, car je n’aurai pas pu réaliser de coiffure avec mes vrais cheveux. Je ne suis pas très douée en tuto, mais je vais essayer de vous expliquer grosso modo.

J’ai mis le bandeau sur ma tête de telle sorte que l’avant soit placé sur mon front, comme si je voulais faire un style « bobo ». Ensuite j’ai séparé les mèches en sections et j’ai « enroulé » chaque section autour de l’élastique qui maintient le bandeau sur la tête là l’arrière.

 

Et ça a donné ça.

 

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Les 7 péchés capitaux d’une crépue

Etre au naturel, ce n’est pas de tout repos ! L’on connaît des hauts et des bas, comme dans la vie. Lorsqu’on débute, même si on a l’habitude d’avoir les pieds sur terre, on peut vite se laisser entraîner dans quelques vices qui, s’ils ne sont pas employés à bon escient, peuvent se révéler néfastes pour notre santé et nos finances.

 

La luxure ou le hair porn :

 

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Je vous vois déjà venir…Le hair porn, ce n’est pas ce que vous pensez. C’est juste le fait de regarder des vidéos et/ou photos de filles naturelles qui ont des cheveux incroyables (ils leur arrivent souvent au bas du dos), et de s’extasier dessus. Tout simplement. Vous pensiez à quoi ? Le hair porn, c’est bien, parce que c’est un bon leitmotiv, mais il ne faut pas en abuser. Ca peut vite décourager. Il est important d’apprécier chaque étape de notre aventure capillaire, du TWA, jusqu’au WL (je vous explique ce que c’est ici). Chaque étape a ses avantages ; ne vous égarez pas et privilégiez la santé à la longueur. Des cheveux longs sont le fruit d’un organisme en pleine forme.

 

Pourquoi ce n’est pas vraiment un péché :

  • Parce que ça encourage à prendre soin de ses cheveux pour arriver au même résultat que ces femmes.
  • Parce que ça prouve que les femmes noires peuvent avoir de longs cheveux. Vous pouvez montrer des photos de ces personnes pour convaincre les gens qui doutent de la possibilité d’avoir de beaux cheveux afro naturels.

 

 

La gourmandise ou le product junkisme :

 

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« Des produits, des produits, encore des produits » ! Lorsqu’on est un aficionado du hair porn, on veut évidemment savoir quels sont les secrets de ces filles aux si longs cheveux. Alors dès que l’une d’entre elle déclare qu’elle utilise tel produit, on l’achète. On a tendance à être une junkie au tout début de son aventure capillaire. Tout nouveau, tout beau, hein. Après, lorsqu’on trouve une routine qui nous sied, on se calme…ou pas! Les produits capillaires, c’est comme le shopping. Certaines ne peuvent pas s’empêcher de tout tester. Si vos finances peuvent suivre, tant mieux ! Mais si vous avez un budget limité comme moi, essayez d’établir une routine fixe.

Pourquoi vous êtes pardonnée : Avant de trouver sa routine, il faut bien entendu tester des produits.

 

La paresse ou l’irrégularité dans les soins :

 

Ne pensez pas que vos cheveux vont pousser en faisant un soin capillaire par-ci, par là, à chaque Saint Glinglin ! Pour que vos cheveux poussent, le secret c’est la fréquence avec laquelle vous allez les hydrater, les chouchouter. N’oubliez jamais cela. Après une période de paresse on le regrette amèrement. Voici quelques conseils qui pourront vous aider à débuter, et un détail de ma routine capillaire.

 

 Pourquoi ce n’est pas toujours de votre faute : Parfois, lors des fameux bad hair days, malgré tout ce qu’on fait ça ne va pas. Il vaut mieux alors simplifier sa routine au maximum. Less is more.

 

L’orgueil ou les idées reçues :

 

Etre naturelle, c’est avant tout une question de partage ! A priori vous ne connaissez pas les cheveux crépus, alors ce n’est pas en restant sur des idées toutes faîtes que vous allez progresser. N’hésitez pas à vous renseigner, suivre les conseils des autres (pas trop, quand même). Par exemple, je voyais pertinemment que beaucoup de filles recommandaient de couper régulièrement les pointes, mais j’ai fait la sourde oreille. En réaction, j’ai eu beaucoup casse au début de l’automne ! Maintenant je n’hésite pas à passer un coup de ciseau (plus rien ne m’arrête!), ça me donne beaucoup plus de volume.

Mais il faut relativiser. L’orgueil « capillaire » n’est pas tout à fait un péché car vous il vous en faudra quand on vous dira que vos cheveux ne sont pas jolis. Je dirais qu’il vous faudra de l’amour propre plutôt que de l’orgueil (mais bon ce mot ne collait pas avec la liste des péchés). Ne tenez pas compte des quolibets, sachez que le chemin est encore long avant que le cheveu crépu ne soit accepté de tous.

 

L’avarice ou l’obstination à garder une routine inadaptée :

 

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Il faut quand même mettre un prix pour avoir de beaux cheveux. Si un produit pétrochimique ne vous convient pas, essayez les produits naturels, vous ne le regretterez pas. Si vous n’obtenez pas l’effet escompté avec un produit capillaire, remplacez-le par un autre. Ne vous obstinez pas en vous disant que ça finira par marcher.

Mais parfois il est nécessaire d’être un peu avare. Certains produits sont vendus à des prix excessifs. 35 euros pour une synergie d’huile ou 25 euros pour un shampoing, c’est quand même beaucoup ! Ne vous faîtes pas avoir.

 

L’envie ou la convoitise d’une chevelure qui n’est pas la nôtre

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Ce péché, on le retrouve à la fois chez les filles défrisées, et chez les filles naturelles. Parmi les défrisées, on entend : <<je ne peux pas passer au naturel, mes cheveux sont trop durs/moches>>. Et chez les naturelles : <<mes cheveux m’énervent, mes boucles ne sont pas définies malgré tous mes efforts>>, <<mes cheveux sont trop crépus, trop grainés, je pense que je vais redéfriser>>. Déjà, sans vouloir juger, je ne comprend pas cette recherche constante de la boucle. On revient au naturel pour accepter sa chevelure telle qu’elle est. Si l’on s’efforce en permanence d’obtenir des ondulations, et qu’on blâme nos cheveux en cas d’échec, on abandonne alors un complexe pour en créer un autre, et c’est bien dommage. Etant défrisée, nous étions  obsédées par un aspect parfaitement lisse, et étant naturelles, nous ne devons pas être obsédées par les cascades de boucles que l’on observe chez certaines filles. Si vous pensez ainsi, alors vous n’êtes pas prête à passer au naturel. Vous êtes encore conditionnée par la définition dans l’imaginaire collectif de ce qui est beau en matière capillaire. Si vous avez une texture bouclée en revenant au naturel, tant mieux pour vous, mais il faut que vous compreniez que cette texture-là n’est pas plus belle qu’une texture crépue. Tant que vous n’aurez pas assimilé cela, vous risquez d’être frustrée. C’est pourquoi il ne faut se comparer à aucune autre. Certaines filles essaient souvent de faire disparaître leurs complexes en s’identifiant d’autres personnes qui ont la même texture de cheveux qu’elles. Cependant ce n’est pas forcément la solution, car il existe autant de variétés de textures que d’individus. Aucun afro n’est semblable à un autre. Vous pouvez bien prendre exemple sur des personnes aux cheveux crépus 4C qui seraient, selon une classification controversée, des cheveux qui n’ont pas de boucles. Vous pouvez utiliser les mêmes techniques et les mêmes produits que ces personnes, et avoir un afro sec, peu nourri, des cheveux cassants. Voilà pourquoi il faut apprendre à aimer son afro avec toutes ses caractéristiques. Il fait partie de votre personnalité. C’est comme en cuisine : avec une même recette, on obtient des saveurs très différentes en fonction des personnes qui l’ont préparée. Chacune y apporte sa touche personnelle. L’acceptation de soi ne sera pas toujours immédiate : cela peut prendre des mois, voire des années pour apprendre à aimer sa chevelure. C’est normal, c’est tout nouveau. Mais cela finira par venir. Ne vous découragez pas, restez déterminées.

 

Il n’est jamais bon de convoiter ce qu’a autrui.

 

 

La colère ou le natural hair nazisme :

 

A chaque nouvelle vague ses divergences d’opinion. De la même manière que certaines défrisées ont un avis tranché sur les cheveux naturels, certaines filles aux cheveux crépus tombent dans les extrêmes. Les natural hair nazies sont nées. N’oubliez pas qu’il n’y a pas si longtemps, pour la plupart vous avez été défrisée. Vous pensiez que le défrisage était la seule alternative, que les cheveux crépus étaient trop difficiles à entretenir comme ces filles qui continuent de se défriser aujourd’hui. Ne rabaissez pas les personnes défrisées, soyez tolérante. Vous avez peut être remarqué que je n’utilise jamais l’anglicisme « nappy » ? Ce mot apparaîtra rarement sur mon blog.  Il a entraîné énormément de polémiques. Des filles revendiquent tout et n’importe quoi avec cette expression et partent dans les limbes de l’excès, tout ça pour une histoire de cheveux ! Enfin…j’en parlerai de façon plus détaillée une autre fois. Faîtes preuve d’humilité en toute chose.

 

Je ne vois vraiment aucune façon de nuancer ce dernier péché. Il en est un, et il le restera !

 

 

Quels sont les péchés dans lesquels vous vous reconnaissez ?

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