Etre en surpoids : Comment j’en suis arrivée là

D’abord je tiens à dire que ces propos n’engagent que moi. Certaines sont en surpoids, heureuses, et c’est très bien.

En revanche, si vous êtes en surpoids et que vous n’êtes pas bien dans votre peau, cet article vous sera sans doute utile.

 

Warning : cet article sera très long !

 

Le verdict est tombé en juillet 2013. Pour la première fois de ma vie, j’étais en surpoids. J’avais déjà pris du poids entre 2011 et 2012, mais sans passer la barrière fatidique. Le long de l’année 2013 j’ai commencé à tanguer dangereusement vers l’obésité.

Les problèmes ont commencé quelques mois après mes premiers pas en solo dans le monde Occidental. J’étais déjà venue en vacances, donc je connaissais ce monde, mais j’avais tendance à trop l’idéaliser. Lorsque j’étais en Afrique je me disais qu’on mangeait mieux en France, que la nourriture y était plus variée, plus fine, plus gastronomique, plus goûteuse. Pour moi, en Afrique on mangeait trop, pas raffiné, trop gras. Et puis en commençant mes études dans le supérieur je me suis rendue compte qu’en Europe, c’était pire. Du moins pour ceux ont peu de ressources financières. Je ne peux pas me plaindre, je vis dans un certain confort, mais cet argent ne me permet pas de manger aussi équilibré que je le voudrais. J’ai commencé à regretter les légumes facilement trouvables et pas chers dans mon pays, le poulet de la ferme, le poisson frais du port. Pour manger aussi bien que chez moi en France, cela me coûterait une fortune. Pourtant au début, même si je ne mangeais pas comme je le pouvais, je faisais des efforts pour me préparer des menus assez équilibrés et je n’ai pas grossi. C’était sans compter l’incident qui m’arriva à la fin de l’année 2011. J’ai manqué de vigilance et ma friteuse a pris feu. Prise de panique, j’ai versé de l’eau sur le départ du feu. Nombreux sont ceux qui ont ri de cet incident, mais sur le coup, ça n’avait vraiment rien de drôle.

Les mois qui ont suivi ont été horribles. L’incendie avait rendu ma cuisine inutilisable. J’ai donc passé huit mois en mangeant des plats surgelés ou dans les fast food. A un moment je m’étais acheté un réchaud avec une poele. Mais les habitudes étaient déjà ancrées.  Pour couronner le tout j’avais arrêté le sport. Le moral n’était pas au top. Mais ça allait encore.

C’est l’année d’après, à la rentrée 2012-2013, qu’on a atteint le summum. J’ai fait une longue traversée du désert où j’étais plutôt déprimée. J’ai pris plus de dix kilos en seulement quelques mois.

A l’été 2013 j’avais atteint un poids maximal. Quand j’arrivais en France, j’étais à 66 kilos pour un mètre 65. Deux ans plus tard, je me suis retrouvée à 83 kilos.

Je n’arrivais pas à m’en sortir. Je grignotais tout et n’importe quoi dès que je le pouvais. Je pouvais commander trois pizzas par semaine. Je déprimais sévère. Le pire, c’est que je ne me rendais même pas compte que j’enflais comme une baleine.

Ce sont mes parents qui ont attiré mon attention sur ma prise de poids. Ils m’ont forcée à reprendre le sport et envoyé voir une nutritionniste. Les débuts ont été durs, mais je ne les remercierai jamais assez.

Je stressais à mort avant le rendez-vous. Je pensais qu’elle allait me peser, m’imposer un régime hyper draconien, mais que nenni.

La nutritionniste m’a expliqué le principe de « Maigrir sans régime » et m’a conseillé d’acheter le livre du même nom de Philippe Zermatti. Je ne l’ai pas lu jusqu’au bout, mais j’ai compris le concept, et c’est ce qui compte. Ça a changé ma vie. Depuis, je suis à fond contre les régimes. Après le régime il est scientifiquement prouvé que dans les années qui suivent, on reprend tous les kilos qu’on a perdus, voire plus.

On pense souvent que ma mère, très mince, l’est naturellement. Le fait est qu’elle suit un régime très strict. Depuis 10 ans. Et elle le suivra toute sa vie.

Je ne suis pas du tout comme ça. Je suis une grande gourmande. Et pas une férue de sport de surcroît. La nutritionniste ne pouvait pas me proposer meilleure solution. La clé c’était : manger de tout, mais avec modération.

Pour la rentrée 2013-2014 j’ai suivi tous ses conseils, j’ai compté mes calories pour tous les repas, j’ai repris le sport, et j’ai réussi à perdre 8 bons kilos.

Seulement voilà. En hiver c’était beaucoup plus dur de limiter ce qu’on mangeait, de sortir faire du sport.

Alors j’ai quand même repris une bonne partie de ce que j’avais perdu.

Au printemps 2014, j’étais revenue à 80 kilos.

Il était temps de prendre les choses en main

J’ai décidé de changer mon corps. Et définitivement. Mais à ma façon Le body positive, ce n’est pas pour moi.

Le body positive, c’est le fait de chercher à s’accepter comme on est, tout simplement. Ce n’est pas simple pour les filles qui ne rentrent pas dans les critères présentés par les médias.

Je suis des filles qui font du body positive et j’adore leurs blogs, mais je n’arrive pas à imaginer que je puisse m’aimer dans un état de surpoids un jour.

 

Mes motivations pour perdre du poids :

 

Je n’ai jamais été grosse de toute ma vie. J’ai eu la chance d’être mince jusqu’au bac, ce qui m’a évité maintes moqueries. Je n’étais pas non plus trop maigre. Je me trouvais très bien comme ça. Mais aujourd’hui, je suis grosse. Ce n’est pas un gros mot. Je suis grosse, pas ronde ou autre… Juste grosse. C’est le résultat de mauvaises habitudes alimentaires, donc je ne peux pas m’y accommoder, désolée. Si tout le monde était comme ça dans ma famille et que c’était inévitable, je pouvais comprendre. Mais mes proches parents sont grands et minces.

 

Je ne suis pas grande. Car oui, très souvent les filles rondes qu’on met en avant sont plutôt grandes de taille. Le mannequin Tara Lynn qu’on nous sert à toutes les sauces est grand. Être de grande taille laisse plus de marge. Pour ma part, le surpoids me tasse encore plus.

 

Je veux pouvoir être libre de mes mouvements. Marcher, courir, sans vite m’essouffler et que ma poitrine qui a doublé de volume ne me fasse plus souffrir pendant l’effort. C’est déjà mieux par rapport à l’année dernière, mais j’en veux plus. Je ne veux pas non plus atteindre le poids idéal qui, selon le calculateur d’IMC, serait de 59 kilos. C’est n’importe quoi. 68 ce serait très bien.

Je veux vivre longtemps. Dans ma famille on fait du sport, du coup on a une santé de fer. Ce n’est pas normal que je sois moins endurante que des membres de ma famille qui sont plus âgés que moi. C’est toujours moi qui suis fatiguée ou malade.

Je veux pouvoir m’habiller comme je le sens, sans dépenser des fortunes pour trouver des choses « adaptées à ma morphologie ». 80 euros le maillot de bain, ça fait mal.

– J’ai envie d’avoir des enfants. Et pendant une grossesse on prend au minimum 15 kilos. Si je fais déjà 85 kilos, ça ne va pas le faire ! (poids que je ne fais pas, ouf!)

– Ce corps ne me va pas. Franchement, je me trouve bien plus jolie sans bide et grosses joues.

– Je veux pouvoir me promener sur la plage sans user de mille et un stratagèmes pour qu’on ne remarque pas mes bourrelets. Je veux retrouver l’époque où j’adorais poser en maillot de bain, sans complexes.

– Je veux que mes cheveux poussent. « Quel est le rapport ? » me direz-vous. Le fait est que la santé des cheveux passe par celle du corps. Manger trop gras, ne pas boire suffisamment d’eau, ne pas faire de sport, se ressent sur la peau et les cheveux.

En toute franchise : je n’ai plus envie d’être aigrie de mes magnifiques amies qui font du 38 maximum et qui me sortent : « meuuh non, t’es belle comme ça ! » En attendant ce ne sont pas elles qui complexent au moment de mettre des robes moulantes.

 

Surtout, n’écoutez que vous même. Si vous ne vous aimez pas comme ça, ne vous laissez pas influencer. Car quand vous allez perdre du poids les langues vont se délier.

 

Quand j’ai commencé à « désenfler » fin 2013, beaucoup me disaient : « ah tu es devenue super mignonne. Parce qu’avant, ça n’allait plus… »

 

Donc vous voyez, faîtes ce dont vous avez envie.

 

 

Bon maintenant qu’on a mis le doigt  sur le problème, parlons de comment s’en sortir. A venir dans la partie 2 : Comment je m’en suis sortie définitivement.

 

 

 

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Non, je ne suis pas nappy !

Et là, vous vous posez plein de questions.

Pourtant, j’ai les cheveux naturels.
Pourtant, j’appartiens au groupe Nappys de Babi
Pourtant, mon mentor s’appelle Journalnappygirl

 

Mais je le revendique aujourd’hui, je ne suis pas nappy.

Je suis tolérante lorsque les gens m’appellent « la nappy » parce que ce serait trop long de tout leur expliquer, et parce qu’ils ne comprendraient peut être pas.  De toute manière, ce ne sont que des cheveux, pourquoi se prendre la tête ?

Oui, mais ce n’est pas si simple.

Quand c’est gentiment dit de la part des amis, de la famille, j’en ris. Mais quand c’est dit pour se moquer délibérément alors la colère gronde.

Pourquoi donc ne suis-je pas nappy ?

Parce qu’on est pas du tout sûr de l’origine du mot

Certains disent que cela veut dire « natural and happy », mais il n’y a aucune preuve. Et puis oui, je suis heureuse d’être naturelle, mais je n’ai pas à le revendiquer à tout bout de champ, prétendre que je suis dans un état de béatitude permanent. Ca a aussi peu de sens que « noir et fier » pour moi. Je suis épanouie avec mes cheveux naturels, mais j’ai aussi des difficultés avec eux, comme dans toute chose de la vie quotidienne.
Les afro-américains n’apprécient pas ce terme car il s’agirait d’une moquerie dont les négriers se servaient pour dénigrer les cheveux crépus des esclaves.

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Comment peut-on se revendiquer d’être quelque chose dont on ignore le sens ?

 

Parce que cela déchaîne les passions

Comme je l’avais dit dans un précédent article, ce mot entraîne des débats totalement stériles. J’en ai été témoin dans le groupe facebook Nappys de Babi. J’ai adhéré au groupe pour recueillir des conseils. Il m’a été d’un énorme soutien à mes débuts et il l’est toujours. Je me fichais royalement du nom à partir de ce moment.

Mais sur la page j’ai vu des post du style : puisque vous êtes nappys, pourquoi se maquiller ?

Sur d’autres forums j’ai lu : pourquoi se colorer les cheveux, pourquoi les lisser?

Et cela entraîne des discussions houleuses qui n’en finissent jamais. Ce qui nous renvoie au premier problème ; nous ne savons même pas ce que veut dire « nappy » exactement et nous nous disputons pour savoir qui est nappy et qui ne l’est pas. Ce n’est pas logique. Imaginez un instant que l’affirmation selon laquelle c’était notre surnom donné par les négriers soit vraie ?

 

 

Parce que cela suscite méfiance et quolibets

Nappy Fear

« Puisque tu es nappy, tu ne vas plus t’épiler ? »

« Ah les nappys c’est une mode, dans deux ans vous allez redéfriser, on se connaît. »

« 
C’est toi la nappy, pas moi » (dixit une fille noire, donc née naturelle).

Je pense qu’on a même pas besoin de commenter ces affirmations.

 

Parce que c’est un terme réducteur

– La nappy
– Le nappisme
– Tu vas faire nappy toute ta vie ?
– Elle veut faire nappy comme toi maintenant.
– Towsend, vous êtes jumelles. Vous avez la même coiffure (être naturelle, c’est une coiffure ?)

Lorsqu’on me désigne comme la nappy, déjà j’ai l’impression que c’est comme si j’avais un signe distinctif. Pourtant, nous les noirs, nous sommes TOUS crépus à la base. Donc non, je ne suis pas différente, ni bizarre. Non Towsend et moi, à part le fait que nous soyons naturelles, nous n’avons rien en commun. Mes cheveux naturels doivent se fondre dans la masse parce que c’est quelque chose de normal. Les cheveux défrisés, eux, sont transformés, et c’est ce qui est transformé par l’Homme qui est singulier. En m’appelant la nappy, c’est comme si ma personnalité se résumait à mes cheveux naturels. Pourtant je pense que j’ai plein de choses intéressantes à raconter. Je trouve même que c’est insultant. Parfois c’est dit avec dédain comme « la grosse », etc.

Si on arrêtait un peu de mettre les gens dans des cases ?

 

Ca me rappelle une petite anecdote :

Avec des amies, nous étions aller manger un kebab. J’étais la seule noire. Pour se souvenir de ma commande, la serveuse a écrit sur un post it : « la black en rose« . J’étais pourtant la seule à porter du rose. Pourquoi alors ne pas écrire la fille en rose ?

J’ai horreur qu’on m’appelle « black ». Les gens traduisent en anglais parce qu’il pensent que c’est moins « risqué », mais je suis noire, point. Mais c’est un autre débat.

Revenons à nos moutons. Pourquoi je partage cette histoire avec vous ? Parce que cela montre à quel point c’est réducteur et péjoratif de cataloguer les personnes selon leur apparence. Le « tatoué », « le gros » , « le black », ils ont des noms, des prénoms, des qualités et des défauts, des histoires personnelles. Ce ne sont pas des objets. A partir de ce moment là on n’a pas à leur coller une étiquette.

 

Parce que ça renvoie à une notion de communauté

Nappy fight

 Les gens ont tellement oublié ce que c’était que d’être naturel qu’ils en ont peur. Et pour eux, mettre un nom sur la chose leur permet de se dire que c’est quelque chose qui ne les concerne pas. « Ce sont des nappys, ce n’est pas pour moi ». « Tout le monde ne peut pas être nappy ».

J’ai l’impression que les gens nous voient comme une sorte de secte. Pourtant nous n’avons ni hymne, ni symbole, ni insignes, ni slogan. Nous ne nous réunissons pas dans l’ombre dans le but d’un jour dominer le monde. Sans blague. Les naturelles sont juste des femmes qui ont décidé de revenir à leur texture de l’enfance. Je ne crois pas que ce soit très compliqué à comprendre. Il est vrai que nous aimons nous rassembler pour échanger, nous entraider dans un monde qui nous est hostile. Mais ça s’arrete là.

Je préfère encore qu’on dise que c’est une mode plutôt qu’une secte, ou autre organisation douteuse.

D’autres pensent que c’est une nouvelle lubie de la jet set africaine, un peu comme les passions des « bobos parisiens » et autres « hipsters ». J’ai lu, par exemple, que les nouveaux riches ivoiriens vont dans des coins chic, sont nappys, s’habillent en pagne, etc… Peu importe que ce soit dit avec humour, mais moi je ris jaune. Oui c’est vrai qu’en ce moment beaucoup de gens retournent au naturel. Mais peut être que c’est parce que les jeunes se rendent de plus en plus compte que c’est plus sain pour leur tête, non ?

Parfois, j’essaie d’être conciliante. Je me dis que tout ce qui est nouveau fait peur, que les gens finiront par s’habituer, mais c’est quand même dur.

Certaines filles ont prétendu qu’il y avait un « natural hair movement », un peu comme le « human civil rights » et que ce n’était que pour les femmes noires. Moi je pense que c’est une erreur. Oui, nous nous regroupons parce que c’est plus facile de s’entraider dans un monde qui n’a pas été imaginé pour nous apprendre à aimer notre cheveu naturel.  Nous aimons nous rassembler pour échanger. Sans ces regroupements je n’aurais jamais autant appris. Mais je n’appartiens à aucun mouvement.

Par ailleurs, dans beaucoup de communautés il y a des dérives. Certaines croient fermement qu’elles appartiennent à un groupe distinct et partent dans les extrêmes. En rabaissant les défrisées alors qu’elles l’ont été, en dénigrant celles qui retournent au défrisage, et même les filles aux cheveux longs qui coupent très court. Où va-t-on ? N’a ton pas mieux à faire que de perdre son temps dans de telles inepties sur la toile ?
Si je suis amie avec une naturelle, nous aurons beaucoup de choses à nous dire, c’est sûr. Si des gens de mon entourage expriment le souhait d’arreter le défrisage, je serais excitée comme une puce. Mais je ne vais pas choisir une amie parce qu’elle est naturelle, pas plus que je ne vais essayer d’influencer une amie défrisée pour qu’elle arrete.  Sérieusement, il y a vraiment des gens qui pensent comme ça ? « Non, elle, elle porte un tissage, on ne peut pas etre amies ». No comment.

Etre naturel, ça reste quelque chose de personnel. Personne n’est obligé de le devenir, ni de le rester. Chacun agit en son âme et conscience, et pour ses raisons propres.

En ce sens, je trouve que considérer les naturelles comme un ensemble uniforme de personnes qu’on appellerait « Nappy » est un raccourci qui n’est vraiment pas à faire.

Alors relaxez-vous, les naturelles ne vont pas vous manger.

 

 

Le terme « nappy », qu’est-ce que ça t’inspire ? 

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Un été à Singapour

De tous les endroits que j’ai visités, deux seulement m’ont fait avoir un coup de foudre.

Londres et Singapour.

Pour moi, il y a coup de foudre lorsqu’à mon retour, je ne repense qu’à l’endroit que je viens de quitter. Je me vois y faire ma vie.

Bien entendu, on ne peut pas vraiment savoir comment c’est d’habiter un pays tant qu’on n’y a pas passé quelques mois. Il faut bien réfléchir avant de s’expatrier. Mais je reste sur ma première impression.

Singapour, je revais d’y mettre les pieds depuis bien longtemps. Tout a commencé avec un voyage en Chine en 2010. J’ai découvert l’Asie et sa philosophie confucéenne. Sans faire de généralités, je trouve qu’en Asie on agit davantage avec sagesse. On se soucie énormément de son bien être. Il suffit de voir à quel point les femmes asiatiques ont une belle peau et de beaux cheveux. C’est aussi dû au fait qu’elles ont les cheveux les plus épais au monde. À contrario les africaines ont les cheveux les plus fins, même si notre afro donne une impression de volume.

 À mon retour de Chine, j’ai fait des recherches sur Singapour parce que j’en entendais beaucoup parler. C’est la nouvelle destination à la mode. J’ai aimé ce que j’ai vu sur internet. L’envie était telle que j’ai songé un moment à y faire mes études. Mais j’ai eu peur d’aller si loin juste après mon bac. Rajoutons que la vie à Singapour est chère et la sélection est très élitiste à l’université.

J’ai finalement renoncé à mon reve.

Trois ans plus tard, belle surprise : mes parents m’annoncent qu’ils prévoient d’aller à Singapour. J’ai dû face à un dilemme : rentrer au pays pour les vacances ou les suivre à Singapour. A vrai dire, je n’ai pas hésité longtemps.

Et je ne l’ai pas regretté.

C’est ainsi que le 31 juillet les Ebonyrooters ont posé leurs petites valises à Singapour. Ça fait déjà un mois et demi…

Petite présentation : Singapour est une toute petite ville-état, qui a obtenu son indépendance en 1965. Nous y étions d’ailleurs au moment de la célébration des 49 ans de l’Indépendance. Elle se situe aux portes de l’Indonésie et fait frontière avec la Malaysie. Elle ne compte que 5 millions d’habitants. En comparaison, la seule ville de Paris compte environ 2 millions d’habitants. Certes Singapour est petit, mais c’est impressionnant tout de même de voir un tel amas de richesses sur une surface aussi limitée.

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Ce que j’ai aimé à Singapour, c’est que j’ai eu l’impression de voir ce que sera mon pays la Côte d’Ivoire dans vingt ans. C’est le même climat, la même végétation, mais avec des infrastructures dignes d’un pays développé.
Mais là où Singapour fait fort par rapport à d’autres pays riches, c’est que le développement ne se fait pas au détriment de l’environnement. Pas question de raser une forêt pour construire des buildings. La ville est bâtie en totale harmonie avec la nature. Les singapouriens sont sensibles au sort de notre petite planète. La petite écolo que je suis ne pouvait pas rêver mieux. Le climat est très humide. L’air est plutot lourd dans la journée. Il n’y a pas d’hiver là bas, il y fait bon vivre.

Bon j’avoue que j’ai un petit faible pour les vêtements d’hiver, et que si devais m’installer à Singapour ça me manquerait.

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Le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes rendus à Orchard Road (j’arrive toujours pas à le prononcer correctement), l’équivalent des Champs Elysées à Singapour. Les architectes se sont lâchés dans cette ville. Il y a des gratte-ciel de toutes les formes. Et puis je n’ai jamais vu une telle concentration de centres commerciaux et de magasins de luxe sur une seule avenue. Orchard Road totalise deux immenses Chanel, et plus de six centres commerciaux, tous aussi imposants les uns que les autres. Trop de shopping tue le shopping. On ne savait plus où donner de la tête. Il y a un vrai marché pour les marques de luxe. Les singapouriennes seraient prêtes à sacrifier plusieurs mois de salaire pour s’offrir un sac de luxe, quelque soit leur « classe » sociale. Et effectivement, j’ai vu des Céline, Chanel et autres Dior aux bras de toutes les femmes. En passant, j’ai adoré le look des singapouriennes. Il se rapproche de celui des londoniennes. Elles osent des choses peu communes. J’en ai aperçu beaucoup avec des bottines, alors qu’il ne fait jamais froid, remember ? Les bottines en été, je ne sais pas si j’oserai un jour, personnellement. Surtout dans la chaleur singapourienne.

Mais en même temps, je les comprend. La tentation de vider son compte est grande à Singapour.

Topshop, Victoria’s Secrets, Bath and Body works, Yankee Candle et plein d’autres ont pignon sur rue. Bref, toutes les marques que nous sommes obligées de commander aux Etats Unis.

Source

Non, cette photo n’est pas de moi ! Je n’ai pas osé aller les voir pour demander si je pouvais photographier leur style. Je les ai scannées avec mes yeux haha !

J’ai aussi été en admiration devant leur chevelure. Elles ont pour la plupart les cheveux bien noirs, très épais, soyeux. Peut-être est-ce dû au fait que les singapouriens font très attention à leur santé.

Faire du sport à Singapour est un réel plaisir. Ils sont très nombreux à courir, le matin comme le soir, et cela motive d’autant plus. Il y a un très beau parcours de jogging le long de la baie qui traverse la ville. Fait étonnant : j’ai vu des pères de famille qui couraient avec leur bébé dans la poussette. Aucune excuse n’est valable pour manquer le petit footing ! Il y a également des enfants qui courent avec leur parents (de quoi te foutre bien la honte, toi qui du haut de tes 21 ans ne peux meme pas courir 20 minutes sans t’arrêter :/)

Il y a aussi des personnes qui font des séances de gym au parc en plein air. Je savais que ça se faisait en Chine. Je l’ai vu de mes propres yeux à Singapour.

Nous avons fait un safari de nuit, et nous avons aussi visité un zoo réservé aux oiseaux. J’ai mis une robe très « roots » ce jour là en guise de clin d’oeil. Enfin, c’est surtout parce qu’il faisait une chaleur suffocante.

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Robe Zara

Sandales Aldo

Lunettes C&A

Montre New LooK

Vernis KiKo

Les bémol (et oui, il faut bien qu’il y en ait…)

 

Singapour, c’est petit. Franchement on a vite fait le tour. Oui il y a une tonne de bars, de restaurants, mais encore faut-il avoir le budget…

– …car Singapour est cher ! Pour les transports, ça allait. Mais les vêtements et accessoires sont au même prix qu’en France, voire plus chers pour les marques de luxe. On nous a conseillé de nous approvisionner au marché chinois. Il y a de très belles choses, mais un problème de taille (sans jeu de mots!). Les asiatiques sont assez menues en général, alors la plus grande taille là bas est l’équivalent d’un M. Du coup je n’ai rien trouvé au marché. Ô rage !

À Singapour, on parle un anglais un peu…spécial ! Au début on ne comprenait rien. Nous avons eu du mal à garder notre sérieux lorsque nous parlions avec les Singapouriens. Avec ma soeur nous avons eu plusieurs fous rires. Mea culpa. Oui, c’est méchant, mais c’était plus fort que nous.

C’est vraiment pour chipoter que j’ai parlé de ces inconvénients. Je ne veux pas que vous ayez l’impression que c’est tout beau, tout rose.

Sinon j’ai adoré Singapour.

C’est un endroit cosmopolite, comme j’aime. Il y a beaucoup d’étrangers, du coup on a l’embarras du choix niveau restaurants. Chaque jour nous mangions une nouvelle spécialité.

C’est une ville aussi très vivante où les gens on la joie de vivre. On a l’impression qu’on est samedi soir tous les jours. Tous les soirs, les singapouriens vont au restaurant. Les jeunes viennent se « poser » sur les différents ponts de Clare Quay et rigolent jusqu’à des heures tardives. Aucun problème, la ville est sécurisée.

C’est juste magique de voir tant de bonne humeur. Et c’est contagieux. À mon retour j’ai eu le blues !

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Dans les magasins, les vendeurs sont adorables. On nous propose un petit rafraichissement. On emballe aussi chaque vêtement dans un plastique, histoire que ça ne se froisse pas. Sauf à Stradivarius (faut pas rêver non plus).

Celles qui aiment le luxe ne feront pas l’impasse sur Marina Bay. Cette baie, coeur historique de Singapour, est le berceau des marques de luxe. Il y a une sorte de fleuve qui traverse le centre commercial de long en large et sur lequel on peut naviguer. On aura tout vu !

L’extérieur du centre n’est pas moins beau. Il y a une magnifique « mare aux nénuphars » que les singapouriens longent lorsqu’ils font leur jogging.

Nous n’y avons passé que dix jours, mais Singapour restera à jamais gravée dans mon coeur. J’espère y retourner un jour.

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La veille de notre départ, nous avons visité les Gardens by the bay, qui sont des jardins botaniques à Marina Bay. Il y a quelques années, à la place de ces jardins il y avait…la mer.
Le premier jardin est consacré aux plantes qui poussent dans la forêt, mais aussi aux stalactites et aux stalagmites. Ne me demandez pas comment on les reconnaît…
Le second est une ode aux fleurs de toutes les variétés, et c’est pour ce jardin que j’ai eu un coup de coeur. C’était sublime. Le cadre idéal pour un mariage, quoi [/mode romantique off].

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A cette occasion j’ai porté un short de Southaven, une marque singapourienne. Il est haut en couleurs, et c’est le genre de choses qu’on ne trouve pas ailleurs. Aller à Singapour pour acheter ce qu’on a en France, et à des prix élevés, je trouve ça dommage. D’ailleurs aucune marque occidentale ne m’a vraiment accrochée. Même Topshop, que je regrette à chaque fois de ne pas avoir dans ma petite ville, m’a laissée de marbre. Finalement c’est en arrivant dans les magasins singapouriens que j’ai craqué. Il y a des pièces vraiment très originales. Je vous les présenterai au fur et à mesure de mes outfits of the day.

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Top H&M

Short Southaven

Sandales Aldo

Sac Mango

Montre Casio

Oui, je porte ENCORE mes sandales Aldo. Je suis tombée in love de cette paire. Et en meme temps, comme nous n’avions droit qu’à une valise de 23 kilos, je n’ai pas eu le loisir d’emporter beaucoup d’affaires #fauxprétextebonjour.

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Pour ce qui est de mes cheveux, ca a été le total freestyle. Ils semblent plutot en bonne santé sur les photos, mais je n’ai pas été tendre avec eux cet été. Pour éviter qu’on me demande tout le temps si je comptais me peigner (l’afro et ma famille ce n’est pas encore le big love), ben…je les peignais. Trop. Je les relevais toujours en puff, ce qui n’est pas bien pour les tempes #faîtespascommemoi.
Pour couronner le tout je n’étais pas venue en vacances avec mes produits. Je changeais de routine tous les quatre matins avec les moyens du bord. J’ai essayé d’adapter ma routine aux produits disponibles à Singapour en achetant la gamme Hello Hydratation.

Le shampoing lavait assez bien, l’après shampoing faisait son job, mais le leave in a plus graissé mes cheveux qu’autre chose. Nous faisions du sport tous les jours, ce qui provoquait beaucoup de shrinkage, donc de noeuds. Pour remédier à ce problème j’ai voulu sécher mes cheveux avec un sèche cheveux. Une seule fois a suffit pour créer des dommages. Mes cheveux ne s’en sont pas remis. A la fin de l’été mes pointes étaient très abimées. J’ai pas mal coupé mes cheveux, mais je me disais que c’était juste des pointes, que ça ne se verrait pas. Jusqu’au jour où on m’a demandé pour si j’avais coupé mes cheveux ; la troisième fois en deux semaines.

Je les ai mesurés, et là ça a été le choc : certaines parties de ma tete mesurent dix centimètres. J’ai perdu un an de pousse en gros. J’ai donc décidé de lancer une nouvelle opération sauvetage que je détaillerai dans un autre article.

Bref, ce n’est pas le sujet de cet article.

En tout cas, si un jour vous etes tentés d’aller à Singapour, FONCEZ !

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