Etre en surpoids : Comment j’en suis arrivée là

D’abord je tiens à dire que ces propos n’engagent que moi. Certaines sont en surpoids, heureuses, et c’est très bien.

En revanche, si vous êtes en surpoids et que vous n’êtes pas bien dans votre peau, cet article vous sera sans doute utile.

 

Warning : cet article sera très long !

 

Le verdict est tombé en juillet 2013. Pour la première fois de ma vie, j’étais en surpoids. J’avais déjà pris du poids entre 2011 et 2012, mais sans passer la barrière fatidique. Le long de l’année 2013 j’ai commencé à tanguer dangereusement vers l’obésité.

Les problèmes ont commencé quelques mois après mes premiers pas en solo dans le monde Occidental. J’étais déjà venue en vacances, donc je connaissais ce monde, mais j’avais tendance à trop l’idéaliser. Lorsque j’étais en Afrique je me disais qu’on mangeait mieux en France, que la nourriture y était plus variée, plus fine, plus gastronomique, plus goûteuse. Pour moi, en Afrique on mangeait trop, pas raffiné, trop gras. Et puis en commençant mes études dans le supérieur je me suis rendue compte qu’en Europe, c’était pire. Du moins pour ceux ont peu de ressources financières. Je ne peux pas me plaindre, je vis dans un certain confort, mais cet argent ne me permet pas de manger aussi équilibré que je le voudrais. J’ai commencé à regretter les légumes facilement trouvables et pas chers dans mon pays, le poulet de la ferme, le poisson frais du port. Pour manger aussi bien que chez moi en France, cela me coûterait une fortune. Pourtant au début, même si je ne mangeais pas comme je le pouvais, je faisais des efforts pour me préparer des menus assez équilibrés et je n’ai pas grossi. C’était sans compter l’incident qui m’arriva à la fin de l’année 2011. J’ai manqué de vigilance et ma friteuse a pris feu. Prise de panique, j’ai versé de l’eau sur le départ du feu. Nombreux sont ceux qui ont ri de cet incident, mais sur le coup, ça n’avait vraiment rien de drôle.

Les mois qui ont suivi ont été horribles. L’incendie avait rendu ma cuisine inutilisable. J’ai donc passé huit mois en mangeant des plats surgelés ou dans les fast food. A un moment je m’étais acheté un réchaud avec une poele. Mais les habitudes étaient déjà ancrées.  Pour couronner le tout j’avais arrêté le sport. Le moral n’était pas au top. Mais ça allait encore.

C’est l’année d’après, à la rentrée 2012-2013, qu’on a atteint le summum. J’ai fait une longue traversée du désert où j’étais plutôt déprimée. J’ai pris plus de dix kilos en seulement quelques mois.

A l’été 2013 j’avais atteint un poids maximal. Quand j’arrivais en France, j’étais à 66 kilos pour un mètre 65. Deux ans plus tard, je me suis retrouvée à 83 kilos.

Je n’arrivais pas à m’en sortir. Je grignotais tout et n’importe quoi dès que je le pouvais. Je pouvais commander trois pizzas par semaine. Je déprimais sévère. Le pire, c’est que je ne me rendais même pas compte que j’enflais comme une baleine.

Ce sont mes parents qui ont attiré mon attention sur ma prise de poids. Ils m’ont forcée à reprendre le sport et envoyé voir une nutritionniste. Les débuts ont été durs, mais je ne les remercierai jamais assez.

Je stressais à mort avant le rendez-vous. Je pensais qu’elle allait me peser, m’imposer un régime hyper draconien, mais que nenni.

La nutritionniste m’a expliqué le principe de « Maigrir sans régime » et m’a conseillé d’acheter le livre du même nom de Philippe Zermatti. Je ne l’ai pas lu jusqu’au bout, mais j’ai compris le concept, et c’est ce qui compte. Ça a changé ma vie. Depuis, je suis à fond contre les régimes. Après le régime il est scientifiquement prouvé que dans les années qui suivent, on reprend tous les kilos qu’on a perdus, voire plus.

On pense souvent que ma mère, très mince, l’est naturellement. Le fait est qu’elle suit un régime très strict. Depuis 10 ans. Et elle le suivra toute sa vie.

Je ne suis pas du tout comme ça. Je suis une grande gourmande. Et pas une férue de sport de surcroît. La nutritionniste ne pouvait pas me proposer meilleure solution. La clé c’était : manger de tout, mais avec modération.

Pour la rentrée 2013-2014 j’ai suivi tous ses conseils, j’ai compté mes calories pour tous les repas, j’ai repris le sport, et j’ai réussi à perdre 8 bons kilos.

Seulement voilà. En hiver c’était beaucoup plus dur de limiter ce qu’on mangeait, de sortir faire du sport.

Alors j’ai quand même repris une bonne partie de ce que j’avais perdu.

Au printemps 2014, j’étais revenue à 80 kilos.

Il était temps de prendre les choses en main

J’ai décidé de changer mon corps. Et définitivement. Mais à ma façon Le body positive, ce n’est pas pour moi.

Le body positive, c’est le fait de chercher à s’accepter comme on est, tout simplement. Ce n’est pas simple pour les filles qui ne rentrent pas dans les critères présentés par les médias.

Je suis des filles qui font du body positive et j’adore leurs blogs, mais je n’arrive pas à imaginer que je puisse m’aimer dans un état de surpoids un jour.

 

Mes motivations pour perdre du poids :

 

Je n’ai jamais été grosse de toute ma vie. J’ai eu la chance d’être mince jusqu’au bac, ce qui m’a évité maintes moqueries. Je n’étais pas non plus trop maigre. Je me trouvais très bien comme ça. Mais aujourd’hui, je suis grosse. Ce n’est pas un gros mot. Je suis grosse, pas ronde ou autre… Juste grosse. C’est le résultat de mauvaises habitudes alimentaires, donc je ne peux pas m’y accommoder, désolée. Si tout le monde était comme ça dans ma famille et que c’était inévitable, je pouvais comprendre. Mais mes proches parents sont grands et minces.

 

Je ne suis pas grande. Car oui, très souvent les filles rondes qu’on met en avant sont plutôt grandes de taille. Le mannequin Tara Lynn qu’on nous sert à toutes les sauces est grand. Être de grande taille laisse plus de marge. Pour ma part, le surpoids me tasse encore plus.

 

Je veux pouvoir être libre de mes mouvements. Marcher, courir, sans vite m’essouffler et que ma poitrine qui a doublé de volume ne me fasse plus souffrir pendant l’effort. C’est déjà mieux par rapport à l’année dernière, mais j’en veux plus. Je ne veux pas non plus atteindre le poids idéal qui, selon le calculateur d’IMC, serait de 59 kilos. C’est n’importe quoi. 68 ce serait très bien.

Je veux vivre longtemps. Dans ma famille on fait du sport, du coup on a une santé de fer. Ce n’est pas normal que je sois moins endurante que des membres de ma famille qui sont plus âgés que moi. C’est toujours moi qui suis fatiguée ou malade.

Je veux pouvoir m’habiller comme je le sens, sans dépenser des fortunes pour trouver des choses « adaptées à ma morphologie ». 80 euros le maillot de bain, ça fait mal.

– J’ai envie d’avoir des enfants. Et pendant une grossesse on prend au minimum 15 kilos. Si je fais déjà 85 kilos, ça ne va pas le faire ! (poids que je ne fais pas, ouf!)

– Ce corps ne me va pas. Franchement, je me trouve bien plus jolie sans bide et grosses joues.

– Je veux pouvoir me promener sur la plage sans user de mille et un stratagèmes pour qu’on ne remarque pas mes bourrelets. Je veux retrouver l’époque où j’adorais poser en maillot de bain, sans complexes.

– Je veux que mes cheveux poussent. « Quel est le rapport ? » me direz-vous. Le fait est que la santé des cheveux passe par celle du corps. Manger trop gras, ne pas boire suffisamment d’eau, ne pas faire de sport, se ressent sur la peau et les cheveux.

En toute franchise : je n’ai plus envie d’être aigrie de mes magnifiques amies qui font du 38 maximum et qui me sortent : « meuuh non, t’es belle comme ça ! » En attendant ce ne sont pas elles qui complexent au moment de mettre des robes moulantes.

 

Surtout, n’écoutez que vous même. Si vous ne vous aimez pas comme ça, ne vous laissez pas influencer. Car quand vous allez perdre du poids les langues vont se délier.

 

Quand j’ai commencé à « désenfler » fin 2013, beaucoup me disaient : « ah tu es devenue super mignonne. Parce qu’avant, ça n’allait plus… »

 

Donc vous voyez, faîtes ce dont vous avez envie.

 

 

Bon maintenant qu’on a mis le doigt  sur le problème, parlons de comment s’en sortir. A venir dans la partie 2 : Comment je m’en suis sortie définitivement.

 

 

 

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8 commentaires

  1. J’ai rien de plus à ajouter tu as tout dit. Continue d’etre inspiré de cette facon car tu evites le surpoids à certaines personnes et tu motives d’autres tel que moi

    1. Coucou ma chère Valencia,
      Merci pour ton soutien, ça fait toujours plaisir de te voir passer sur mon blog. Je sais que beaucoup de filles ne se sentent pas bien dans leur peau. Mon article n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais si j’ai pu en aider quelques unes c’est déjà une victoire pour moi.

  2. et tes amies en 38, je le sais pour avoir vécu, sont bien contentes meme inconsciemment de ton surpoids, tu ne leur fais pas d’ombre … il y a quelques années après la naissance de ma fille cadette, j’ai perdu 25 kilos, j’ai perdu plusieurs amies au passage qui, du jour au lendemain, sont devenues jalouses, limite étrangères !!
    bon courage en tous les cas, en voie de remise en forme aussi je t’encourage et je te soutiens !! bisous

    1. Bonjour Barbara,

      Oh oui j’en suis sure ! Il y a tellement de jalousie entre filles. Ce que tu me racontes me choque. Leur jalousie atteint vraiment des sommets. D’un coté ce n’est pas plus mal, ça t’a permis de faire un peu de ménage dans tes relations.
      Je te félicite pour ta perte de poids, tu en as du courage!
      J’ai presque atteint mon objectif, j’en parlerai dans un prochain article.
      Des bisous !

  3. Coucou ma belle, c’est vraiment une belle partie de ta vie que tu partages avec nous. Mon problème à moi n’est pas le surpoids mais c’est intéressant de voir comment les choses peuvent changer du tout au tout dans une vie. Le témoignage que tu partages est important vu que t’as conscience du problème et des conséquences qu’il peut entraîner. En tt cas bon courage et j’espère que tu arriveras à retrouver ta ligne 😉

    1. Bonjour ma chérie,
      Merci de m’encourager, ça a vraiment été très dur pour moi d’en parler, mais je me sens soulagée. C’est vrai que je parle de surpoids parce que je l’ai vécu, mais en général sur le blog j’essaie d’aider toutes les filles qui ont des complexes, quels qu’ils soient. Le message que je veux faire passer est : « acceptez ce que vous êtes ». Et des commentaires comme le tien me font penser que je fais des petits pas en avant.
      J’y suis presque, hihi.

      Merci

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