6 semaines de coiffure protectrice : Mon ressenti + Tuto coiffure

J’ai pour coutume de dire que je ne fais rien comme tout le monde. C’est un réel constat. Parfois, c’est indépendant de ma volonté.

Tandis que de nombreuses naturelles se plaignent de problèmes de sécheresse et de casse l’hiver, j’ai pour ma part bien passé cette saison, sans trop de couacs. Par contre, quand les beaux jours ont fait leur apparition, nous n’étions pas loin de la catastrophe ! J’avais beau hydrater mes cheveux avec ma méthode habituelle, ils se desséchaient dans les heures qui suivaient. Et ce, malgré tous les soins que je leur apportais. Comme cela ne faisait pas longtemps que j’avais coupé mes pointes, je ne savais pas trop quoi faire. J’ai donc décidé de faire une pause dans mes expérimentations capillaires. Je me suis faite faire des vanilles avec des mèches crépues. Je ne me souviens plus du nom de la marque, malheureusement. Beaucoup de filles utilisent les Kanekalon.

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Pendant toute la période de port des mèches, j’étais tellement heureuse que j’ai ressenti une certaine culpabilité. Quoi qu’on en dise, j’ai du mal avec les cheveux courts. Et je réalise que même lorsque je serai à deux ans de naturel, je n’aurai toujours pas beaucoup de longueur. Du moins, je ne pourrais pas en profiter à cause du shrinkage. Alors avoir les cheveux longs était un plaisir pour moi. Je me suis trouvée plus séduisante, et surtout, j’avais moins « d’efforts » à faire. En effet, quand je portais mes longs cheveux défrisés, ceux-ci suffisaient selon moi à me rendre belle et coquette. Je n’éprouvais pas le besoin de rajouter des accessoires ou de faire une coiffure particulière pour me sentir jolie. J’ai retrouvé cette sensation avec les tresses. Je n’ai absolument rien fait pendant un mois. Je ne protégeais pas les tresses avec un foulard en satin. Lorsque je me levais j’étais prête à partir sans passer trente minutes à me coiffer dans la salle de bain. Je faisais parfois quelques buns, et c’est tout. J’hydratais aussi mon cuir chevelu de temps en temps. Je n’ai même pas lavé mes cheveux. J’ai du mal à les laver une fois par semaine quand je suis en coiffure protectrice, comme c’est recommandé. J’ai laissé mes cheveux « vivre ». Plus ils vieillissaient, plus la coiffure s’embellissait.

Tenue sportswear

Petit OOTD en passant.

  • Bonnet Tally Weijl
  • Chemise en jean Mim
  • Haut Zara
  • Pantalon Bershka
  • Mocassins Even&Odd
  • Sac à main H&M (mon favori pendant tout le printemps)
  • RAL Nars

Mais au bout d’un certain moment, j’ai commencé à ressentir une certaine lassitude. Je n’arrêtais pas de toucher mes cheveux à la racine. Je les sentais plus doux, plus revigorés. Je ne prenais pas la peine de retresser les rares mèches qui se détachaient. Il n’y avait nul doute : mes cheveux me manquaient. Vous devez vous dire que ce ne sont que des cheveux, et que j’en fais tout un plat, mais ces différents sentiments ont une dimension très importante. Cette période durant laquelle j’étais tressée m’a permis de comprendre à quel point j’adore mes cheveux au naturel. C’est ma signature, ma personnalité. C’est grâce à ça que je me démarque de la majorité. C’est mon identité. J’aime changer de tête de temps en temps, mais je préfère mon petit afro, peu importe sa longueur.

Au bout de 5 semaines, j’ai fait un shampoing avec mon Coconut Curl and Hibiscus Shampoo de Shea Moisture. Je vous avais dit dans un précédent article qu’entre ce shampoing et moi, ce n’était pas le grand amour. J’ai revu mon jugement. J’ignore si ça vous arrive aussi, mais il y a des périodes où certains produits ne me conviennent pas du tout. Alors je les laisse dans un coin et quand je leur donne une nouvelle chance, ça va mieux, et vice versa. Mes cheveux sont bien étranges. Ce shampoing a été un soulagement. En effet j’avais des démangeaisons qui devenaient insupportables. Mais en même temps, je suis bien contente de n’avoir pas fait de shampoing plus tôt. Le shampoing avait tellement assoupli mes racines que j’avais envie de voir dans quel état se trouvaient mes cheveux. Une semaine plus tard j’enlevais les rajouts, ne pouvant pas résister plus longtemps.

Lorsque j’ai ôté les vanilles, j’ai compris l’importante d’hydrater son cuir chevelu lorsqu’on est en coiffure protectrice. Le souvenir que j’ai de l’enlèvement des tresses, ce sont des cheveux très secs, et une grosse touffe par terre après le passage du peigne. Cette fois-ci, il n’en a rien été. Mes cheveux étaient doux et « renforcés ». La plupart des mèches ont glissé très facilement. Mes cheveux semblaient avoir retrouvé pleinement leur santé, mais pour continuer sur ma lancée j’ai préféré couper un peu les pointes. J’ai appliqué mon huile d’ail, je les ai lavés et les ai laissé sécher à l’air libre, sans rien faire. Oui, je sais que c’est exactement le contraire de ce qui est conseillé, mais je suis bien trop paresseuse pour me refaire des tresses après les soins. Et je trouvais que j’avais bien assez manipulé mes cheveux comme ça.

Le lendemain, je me suis fait des tresses avec de la laine. Mes cheveux se démêlaient très facilement. Du coup cela fait deux shampoings que j’ai adopté ce rituel. Soins un jour, coiffure le lendemain. De cette façon je passe beaucoup moins de temps à m’occuper de mes cheveux. Avec les vacances je veux une routine simplifiée au maximum.

Quand j’ai défait mes tresses à la laine, j’ai découvert un afro bien volumineux et doux, effet que je n’avais pas obtenu depuis longtemps. Pour maintenir ma coiffure pendant trois jours je me suis contentée de les relever en un puff.

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Mon afro après 6 semaines de coiffure pro

Je suis très heureuse d’avoir fait ces tresses. Je trouve que les coiffures protectrices, c’est vraiment ce qu’il y a de mieux pour souffler un peu quand nous en avons marre de nos cheveux.

Pendant mes tresses, j’ai très gentiment reçu un bandeau pour les cheveux de la part de la boutique de Blondie Accessoires Cheveux Chic. Je vous conseille d’aller y faire un tour sur le site de sa boutique ici, les accessoires sont mignons. La tenante de la boutique est elle-même vraiment sympathique. La réception de cet accessoire tombait à pic, car je n’aurai pas pu réaliser de coiffure avec mes vrais cheveux. Je ne suis pas très douée en tuto, mais je vais essayer de vous expliquer grosso modo.

J’ai mis le bandeau sur ma tête de telle sorte que l’avant soit placé sur mon front, comme si je voulais faire un style « bobo ». Ensuite j’ai séparé les mèches en sections et j’ai « enroulé » chaque section autour de l’élastique qui maintient le bandeau sur la tête là l’arrière.

 

Et ça a donné ça.

 

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Quand le moment est venu, l’heure est arrivée… (Lenght check)

Le temps a tellement vite passé…. Je n’ai rien réalisé. Au début, je faisais une fixette sur mes cheveux, et puis c’est lorsque j’ai arrêté d’y penser que je les ai réellement vus pousser. Souvent avec nostalgie, je me dis que s’il n’y avait pas eu ce deuxième big chop, mes cheveux seraient plus longs. Et si je n’avais pas tenté ce défrisage en 2012, ils seraient encore bien plus longs. Mais c’est de nos erreurs qu’on apprend, et si je n’avais pas commis ces écarts, peut-être n’aurai-je pas su apprivoiser ma chevelure et serai-je retournée au défrisage. C’est ainsi, il faut s’y faire.

 

Big chop + 18 mois
Big chop + 18 mois

 

L’heure du bilan des dix huit mois est arrivée. Cela fait un an et demi que j’ai coupé mes cheveux très court, et je n’ai jamais autant appris à les aimer qu’après mon deuxième big chop. Je peux dire même que j’ai appris à plus apprécier la personne que je suis, parce que j’ai enlevé une part de ma féminité, de mon point de vue. En effet, je n’avais jamais eu les cheveux aussi courts depuis mon jeune âge. Et encore, étant bébé, ils étaient tous bouclés. Au début de mon big chop il n’en a rien été. Mes cheveux étaient très secs, alors je m’en suis occupée in-las-sablement, j’ai tenté des tas de choses. J’étais obsédée par la longueur. Je faisais certains soins sans même savoir le pourquoi du comment. J’avais une routine très compliquée, je suivais les conseils de toutes les « hairlistas », et ce n’est pas pour autant qu’ils ont poussé plus vite.

Puis, j’ai entamé une période de rébellion, oserais- je dire. J’ai commencé à remettre toute ma routine en question, à me demander quelle était l’utilité de tel ou tel soin. Ma devise, c’est que « le mieux est l’ennemi du bien ». A trop vouloir en faire, l’on s’y perd.  Finalement, j’ai décidé de m’émanciper de tout ce que j’avais pu entendre auparavant et de concocter une routine qui m’était fidèle. Je me suis sevrée de mon product junkisme. Certes, je n’ai pas encore trouvé la routine capillaire idéale, mais je peux dire que je m’en sors bien avec celle-ci.

 

Ma routine capillaire d’hiver

 

Régulièrement j’effectue un prepoo avec mon huile d’ail maison que je chauffe au bain marie. Ma synergie se compose d’une gousse d’ail hachée, que j’ai laissé macérer deux semaines dans un mélange d’huile de coco, de ricin, de pépins de raisins, et de vitamine E pour la conservation. Puis j’ai filtré le tout avant utilisation. Grâce à la vitamine E mon huile n’a pas du tout ranci. Je l’avais préparée pour stimuler la pousse de mes cheveux, et aussi profiter des propriétés de toutes les huiles précitées en un seul et même mélange. J’ai entendu que cette huile a une odeur très forte, à la limite du supportable, et qu’il faut plusieurs shampoings pour en venir à bout. Je n’ai rencontré aucun problème particulier. Elle ne sent pas trop fort, et je pense que c’est parce que j’ai rajouté de l’huile essentielle de menthe poivrée et une fragrance au mélange. J’ADORE cette huile. Elle rend mes cheveux très doux, même si je ne les humidifie pas avant l’application. Avec cette synergie le démêlage se fait très facilement. Je démêle mes cheveux exclusivement aux doigts depuis deux mois. Je me sers des doigts comme d’un peigne, tout simplement. La quantité de cheveux perdue au démêlage est incomparable. Finie l’énorme touffe de cheveux qui se retrouve par terre après le passage du peigne !

Ensuite j’avais pour habitude de  laver mes cheveux aux poudres ou au rhassoul, mais avec les beaux jours j’ai eu envie d’alléger ma routine. Cela fait deux, trois fois que je lave mon afro au savon d’alep, que j’aime beaucoup. Je vous en ferai une revue. Je ne fais presque jamais de masque, sauf si j’ai fait un cowash ; dans ce cas je laisse l’après shampoing dans les cheveux quelques minutes en guise de masque. Après le lavage, je sèche mes cheveux avec un vieux t – shirt que j’enroule au tour de ma tête et que je laisse un quart d’heure. Je ne me sers pas d’une serviette car elle crée des frisottis. Il est alors temps de passer à l’hydratation et la coiffure.

En tout et pour tout, cela me prend trois heures, du prepoo à la coiffure, et encore, c’est parce que j’aime traîner quand je m’occupe de mes cheveux !

Au quotidien je vaporisais avec un spray d’eau et je scellais avec un macérat d’huiles diverses. Mais, ça c’était avant, car le printemps est arrivé !

 

Ma routine de printemps et d’été

 

Certaines ont des soucis en hiver, mais comme je ne fais rien comme tout le monde, mes cheveux et moi avons très bien supporté cette saison (il  faut dire qu’il n’a pas fait hyper froid). En revanche  depuis que le printemps est là, plus rien ne va. Dès que je mets le nez dehors toute l’hydratation contenue dans mes cheveux s’évapore avec la chaleur. Je n’ai pas encore décidé de ce que je devais faire, mais j’ai envie de me mettre à la LOC method  avec un lait capillaire maison et un vaporisateur qui se composerait d’eau, de glycérine et de jus d’aloe vera. Dans l’ensemble je vais me créer toute une gamme de produits. Je partagerai toutes les recettes avec vous, bien entendu.

Je vais aussi repasser au shampoing car je ne suis pas tout à fait satisfaite du savon d’alep. Je vais arrêter les bains d’huile pour réduire mon temps de soin ; en voyage je n’aurai pas envie de trop me casser la tête avec mes cheveux.

 

Pour ma nouvelle routine, le processus sera éventuellement le suivant :

1) Un shampoing maison une fois par semaine. Si mes cheveux sont sales entre deux shampoings, après une séance de sport, par exemple, j’utilise le savon d’alep.

2) Démêlage à l’après shampoing maison avec ma tangle teezer, puis pose du masque pendant 15 minutes.

3) Etape facultative : je me ferai de temps en temps des masques banane/avocat, que mes cheveux aiment beaucoup. J’avais arrêté d’en faire plus parce que le prix de ces aliments monte en flèche pendant l’hiver. (Ouh là, je dois passer pour une grosse avare !)

4) La coiffure. J’aurai absolument besoin de gel. C’est ce qui me permet d’obtenir mes coiffures les plus belles. Mais je veux tenter les gels maisons pour voir si cela marche mieux qu’avec mon eco styler. Je vais donc me fabriquer du gel de graine de lin ou du gel de racines de guimauve.

Vous l’avez compris, beaucoup de recettes arrivent sur le blog ! Je vais aussi me faire au moins une coiffure avec des rajouts dans les six mois à venir, car je pars en voyage.

 

 

Et pour finir, mon lenght check !

 

J’ai cessé de mesurer régulièrement mes cheveux depuis belle lurette, mais je l’ai fait tout de même fait en octobre 2013, histoire de voir un peu où j’en étais. Je tire sur mes cheveux à cause du shrinkage, qui masque leur longueur réelle.

 

Lenght check, octobre 2013
Lenght check, octobre 2013

 

  • 12 cm derrière
  • 10 et 11 sur les côtés
  • 11 cm devant
  • 16 au milieu !

 

Mes cheveux me faisaient la tête à cette époque là. Ils se cassaient beaucoup. On remarque en haut à droite que mes pointes n’étaient pas en bonne santé. Un mois après ce lenght check je les ai coupées et j’ai eu plus de volume.

 

J’ai fait un deuxième lenght check en mars 2013  :

  • 17 cm arrière gauche
  • 16.5 arrière droit
  • 17 cm devant
  • 19 au milieu

 

Mes cheveux ont poussé de 1 cm par mois en moyenne, sauf au milieu où la progression s’est fortement ralentie. Je précise que j’ai coupé mes pointes à deux reprises entre ces deux lenght check : en novembre 2013, et en janvier 2014.

Cela fait deux mois que j’utilise régulièrement mon huile à l’ail. Il est temps de voir ses effets. Normalement entre mars et avril 2014 il ne devrait pas y avoir une grande évolution, mais cela ne coûte rien d’essayer !

 

 

Lenght check avril 2014
Lenght check avril 2014
  • 17 cm arrière gauche
  • 18 cm arrière droit
  • 19.5 cm devant
  • 19 au milieu

 

Alors je reste totalement perplexe devant mes mesures du mois d’avril! Il y a des parties de ma tête où j’ai l’impression  que l’huile d’ail a agi, puisque j’ai gagné 1.5 cm sur l’arrière droit et 2.5 cm devant. J’avais remarqué qu’ils étaient plus longs derrière. Mais en revanche, au milieu et sur l’arrière gauche, ça n’a pas bougé ! Je crois que je vais arrêter de couper dès que je vois une fourche…Je vais aussi faire attention lorsque je défais mes tresses au fil.

Globalement, je suis quand même contente de mes progrès.

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